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Voilà revenu le temps des frimas…

Heureusement que la cheminée diffuse sa douce chaleur.

Nous, les chats, nous n’avons jamais aimé le temps brumeux et humide. Rien ne vaut une bonne place auprès du feu qui crépite. C’est propice aux rêves et au lâcher prise. On se laisse bercer par le ronron du feu, on se détend, on s’étale voluptueusement, on s’endort béatement et on rêve… la maison est silencieuse et on n’entend guère que le bruit de l’horloge qui égrène ses secondes dans un chuintement régulier ou le claquement sec d’une bûche qui éclate sous l’action de la chaleur.

Il fait sombre dans les pièces et le feu projette sur les murs d’extravagantes ombres qui dansent et mettent une ambiance fantasmagorique toute bariolée de rouge.

Je somnole et entrouvre les yeux pour profiter des projections de ce kaléidoscope instable et tressautant. J’imagine un ballet de sorcières sur les murs de la maison. La chaleur diffuse m’anéantit de bonheur.

  

Qu’il est bon d’être chat. J’écarte mes doigts de pieds pour que la chaleur pénètre jusque là… Je comprends tout à coup ce que veut dire «se la couler douce avec les doigts de pieds en éventail»…

J’ai le ventre plein. Ma fourrure a épaissi naturellement. Mon col est plus fourni que jamais. Hum! je voudrais que cet état de grâce dure éternellement.

Timinou dort le dos appuyé contre l’ordinateur tout chaud de Maman. Il a, pour un temps, abandonné ses excursions lointaines.

Noiraude se chauffe le ventre sur la TNT qui lui sert de chaufferette.

Tigrou et Museau, plus copains que jamais, dorment enlacés sur le lit de Maman.

 

Zorro est étalé de tout son long sur le canapé, à moins d’un mètre du foyer de la cheminée dont il profite également et moi, je n’ai rien trouvé de mieux que de m’allonger dans le panier à bûches, juste devant la cheminée….juste à ma taille, le panier !

      

Papa vient d’en acheter un nouveau, car il faut bien rentrer du bois et j’ai décidé de squatter l’ancien «ad vitam eternam» Il a vite compris, mon Papa.

Nous allons attendre Noël, son sapin, ses illuminations, ses boules et ses guirlandes, ses cadeaux, ses bons petits plats et son plein de crustacés, ses visites de la famille, tous bien au chaud et bien loin des rumeurs de la ville et de ses virus malins dont on nous rebat les oreilles à la télévision. Maman nous fait écouter de la musique, c’est bien plus gai que les nouvelles alarmistes des médias.

Ici, il y a des rouges-gorges qui tapent aux fenêtres pour réclamer quelque nourriture, des merles qui picorent les pommes tombées, des petites rainettes qui coassent dans les vignes vierges qui n’ont pas encore perdu leurs feuilles, le bruit de la pluie sur la terrasse et le bonheur tranquille d’un coin de paradis, réchauffé par la chaleur diffuse d’un bon feu de bois.

Et vous, mes amis ?

 


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