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L'odeur qui vient de cette verrine de saumon que ma maman a préparée, me titille les narines, me turlupine les vibrisses, me donne des frissons le long de l’échine… Vais-je résister ? Je vais jouer les indifférents et personne ne fera attention à moi. Je vais faire comme si de rien n’était. Je ne vais pas paraître intéressé et regarder ailleurs…

Mais que c’est insupportable de rester impassible quand ce satané saumon répand son fumet tout autour de lui. Ma maman, elle fait vraiment bien la cuisine. Comment ne pas céder à la tentation ? Je vais profiter du fait que tout le monde est occupé pour risquer de m’approcher subrepticement. Ce serait bien le diable si quelqu’un me repérait. C’est Noël et tout le monde est fort occupé. J’aime bien cette époque de l’année ! il y a des décorations et des boules de couleur dans tous les coins. Je passe mon temps à essayer de jouer à la balle avec ces jolies sphères brillantes, mais c’est étrange, j’ai l’impression qu’on les a mises hors de ma portée tout exprès. Maman a décoré un beau sapin. Elle l’a mis sur la terrasse car dans la maison, mes cinq copains et moi, on aurait vite fait de l’escalader pour attraper tout ce qui brille dedans. Dehors, nous sommes moins tentés.

Bon, je crois que c’est le moment, personne ne regarde et je n’en peux plus. Ce parfum délicat de poisson va me rendre fou. Approchons-nous en catimini…

Je me damnerai pour des crevettes, du crabe ou un poisson délicat.

Quand Maman prépare des crevettes, elle en décortique toujours pour moi. D’ailleurs, je peux dormir à l’autre bout de la maison, j’entends toujours ce petit bruit caractéristique de la tête de la crevette se séparant de sa queue et je rapplique illico ! Maman dispose une soucoupe rien que pour moi et y met des queues de crevette coupées en petits morceaux. J’en salive rien que d’y penser. Après tout, ce petit plat, là, juste à côté de mon museau, elle l’a peut-être mis là pour moi. N’hésitons plus… osons être téméraire…

 

 

Comment vous me trouvez, là ?

Je pose un peu, non ?

 

Hé bien, ne croyez pas ça ! Je suis juste moi ! Fidèle à moi-même !

Perché comme d’habitude sur le rebord de la cheminée, lieu très stratégique qui me permet de surveiller l’ensemble du salon. De là, j’ai une vue :

-         sur la porte d’entrée (pour voir qui entre et sort),

-         sur la porte de la cuisine (au cas où ce serait l’heure sacrée du repas et que les copains oseraient me précéder),

-         sur l’ensemble des bonnes places situées sur les fauteuils et le canapé (pour repérer si un intrus n’occupe pas mon siège favori),

-         sur le tapis (où j’aime me rouler, rien que pour le plaisir),

-         dans le panier à bûche vide devant l’âtre (que je laisse parfois aux copains, mais pas trop longtemps, il ne faudrait quand même pas qu’ils s’habituent !),

-         sur la télévision (qui est un lieu toujours tiède que j’affectionne mais que Noiraude et Tigrou aiment bien investir, donc il faut que je surveille pour qu’ils ne prennent pas leurs désirs pour des réalités)

-         ou devant la fenêtre (d’où j’observe ce qui se passe dehors et notamment l’envol des oiseaux).

Je vois également ma maman qui travaille sur son ordinateur et mon papa qui, là, me prend en photo. Je ne souris pas, mais c’est tout comme ! On a oublié de me donner un petit coup de brosse sur la queue ! C’est un peu déstabilisant, mais bon, je suis quand même bien, n’est-ce pas ! Avez-vous remarqué que j’ai mon manteau d’hiver avec son col de fourrure. C’est parce qu’il ne fait pas très chaud en Dordogne en cette saison.

Il faut aussi que je vous explique… ce rebord de cheminée est très pratique car il me permet de me rendre à un de mes endroits favoris. Il y a des étagères, dissimulées sous un rideau, juste au coin de la cheminée et je me glisse sur le degré le plus élevé pour y faire ma sieste. Il y fait chaud et je suis à l’abri des regards, bien dissimulé derrière la tenture. Le problème, c’est que, lorsque je saute depuis la table sur le rebord de la cheminée et que j’y prends pied, je ne suis jamais dans le bon sens pour entrer dans mon refuge la tête la première et vu l’étroitesse du rebord, afin de ne pas chuter lamentablement, je le parcours dans un sens, puis fais un demi-tour giratoire dans un espace un peu plus large. Je suis alors dans le bon sens pour me faufiler sous le rideau et me coucher voluptueusement sur les dossiers qui occupent l’étagère convoitée. Là je ne bouge plus et m’endors. Souvent, tout le monde me cherche et moi… je dors du sommeil du juste… Que la vie est belle et douce dans cette maison…

Alors, finalement, vous me trouvez comment sur cette photo ? Bien sûr, ce n’est pas la meilleure de mon press-book, mais enfin, je suis assez satisfait.

Vous savez que j’envisage une petite chirurgie esthétique… Mon yin et mon yang, dessinés sur mon museau, avec le temps, ne sont plus aussi symétriques que dans ma prime jeunesse. Je ferais bien reprendre l’arrondi de mon côté gauche. Vous en pensez quoi vous ? Enfin, je vais encore me laisser un peu de temps de réflexion. Moi qui aime la perfection, je suis légèrement contrarié là. La prochaine fois qu’on me prend en photo, je demanderai à ce qu’on me prenne sous mon « bon profil » !

 

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