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Vous allez me dire que je me suis distingué par mon absence ces derniers mois. 

C'est vrai, je le reconnais, mais mes copains et moi, nous avons vécu très tristement le départ de notre ami Tigrou 

Et nous n'avions pas le cœur à discourir sur nos frasques et notre vie quotidienne. Mais je ne vous ai pas oubliés, mes amis et je sais que bon nombre d'entre vous attendent avec impatience que je reprenne la plume. Alors, voilà, c'est fait.

 

 

Il faut que je vous dise que rien n'a changé. Njall squatte toujours le jardin. Maman continue de le nourrir et nous, de le courser. C'est l'ordre des choses. Je veille au grain et grimpe fréquemment sur le toit pour surveiller le jardin et les intrus éventuels. 

 

   

 

Maman a découvert qu'un gros hérisson venait, lui aussi, partager la gamelle de Njall. Si ça continue, nous allons récupérer tous les SDF du quartier… Mais le hérisson, lui, nous n'y touchons pas. Qui s'y frotte s'y pique !

 

Quand Njall s'introduit en douce dans la cuisine…

   

 

Vous avez remarqué, tout comme moi, qu'il ne fait pas bien chaud. Les feuilles mortes recouvrent le jardin, il pleut, il vente, bref, c'est l'automne et son cortège de désagréments pour des chats habitués au farniente au soleil. Alors, nous pointons juste le nez dehors, histoire de voir si Njall n'est pas dans les parages et nous rentrons bien vite nous réchauffer au coin du feu qui, bien sûr, ronfle de plus belle dans la cheminée.

Notre vie de chats, hibernants plus ou moins, a repris. Zorro dort sur le fauteuil, Timinou occupe une place de choix sur les papiers de Maman, Noiraude se cache car je ne me prive pas de lui courir au derrière, Muzo fait des siestes sur la couette de Maman ou joue à la balle comme un bébé, et moi, je continue à m'instruire de tout. Je regarde la télévision… au fait, il y a quoi au programme aujourd'hui?

 

   

 

J'observe par la fenêtre les pies, merles, geais, bergeronnettes, rouge-gorge et grives qui se disputent les dernières pommes tombées.

 

 

J'ai découvert qu'un écureuil effronté venait très près de la cuisine regarder ce qui s'y passe en montant sur le tronc du pommier, celui qui s'est cassé cet été sous le poids des pommes. Il est très rigolo, avec ses gros yeux noirs et il est très rapide. Noiraude qui l'avait repéré n'a pas réussi à le suivre sur les hautes branches de l'arbre où il a passé sa journée, confortablement installé à la jonction de deux branches, profitant pour son somme d'un moment où le soleil brillait. Malin, cet arrogant petit écureuil.

Zorro inspectant le pommier cassé

   

   

 

La vie continue, calme et sereine, dans un paysage qui s'endort. Quelques fleurs subsistent encore, rescapées de l'été indien. Ca sent bon le feu de bois, les châtaignes grillées, la cannelle et la vanille que Maman met dans ses gâteaux, les confitures qui cuisent dans le chaudron et les pommes qui exhalent leur dernier parfum.

On entend parfois le cri perçant des sansonnets qui se disputent une place tout en haut des bambous ou des tourterelles qui roucoulent dans le grand chêne d'Amérique. On perçoit également le ronflement de Zorro qui dort à pattes rabattues sur ses yeux pour se protéger de la lumière et le bruit sec parfois, d'une bûche qui éclate dans la cheminée.

 

   

 

C'est le temps des couvertures en mohair, des plaids en pilou et des édredons de plumes moelleuses, le temps du recueillement avant la grande débauche de couleurs, de bruits, de lumières de Noël qui s'annonce déjà et qui verra le retour au bercail des enfants de la famille. Profitons donc de ces instants d'éternité pour méditer, pour nous reposer dans un calme salvateur en compagnie de nos parents, toujours là pour nous, toujours présents et à notre écoute.

Oh la la, je deviens philosophe, moi. La vie d'ermite retiré loin du vaste monde, ne me convient pas vraiment, mais le cycle des saisons nous force un peu, malgré nous, à la méditation et à la retraite forcée. Mais chaque saison a quand même ses avantages. Je les apprécie, il est vrai et surtout Noël. Je pense à Njall qui, lui, n'a pas de maison. 

Je ne suis pas bien charitable avec lui, mais il va ainsi de tout. 

Les nantis ne se préoccupent pas de la misère du monde…

 

 

 

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