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Bon ! Oui, je sais !

Vous allez tous bondir en voyant mes petits travers… mais personne n’est parfait !

 

Et puis, si on n’avait pas quelques petits défauts, de quoi parleraient les gens bien pensants, les donneurs de leçons, les empêcheurs de fumer en rond (de fumée !). D’ailleurs, je n’assouvis mes vices que dans la limite de mon domicile… je ne gêne personne, non, non, je vous assure, personne ne se plaint et puis, il ne manquerait pas d’air (façon de parler !) mon papa, s’il me reprochait quelque chose ! Il doit comprendre de quoi je parle… mais je suis mauvaise langue, car mon papa, lui, il vient d’arrêter de fumer après 47 ans d’assiduité quotidienne. Qu’est-ce que vous en dites ? Hein ! C’est beau ça ! C’est un vrai héros, mon papa !

Je ne vais quand même pas être le seul de la maison qui se laisse aller à des penchants que même le gouvernement réprime… Là, par contre, je trouve qu’il se mêle de ce qui ne le regarde pas. Chacun devrait être libre de détruire ses propres poumons s’il en a envie ! Ras-les-moustaches que l’on se préoccupe ainsi de la vie privée des gens. Qu’en est-il de nos libertés individuelles, je vous le demande ! Moi, je vous le dis : nos libertés sont menacées…

Allez, c’est promis, demain… j’arrête ! Peut-être !

 

Quel bonheur ! Quelle volupté !

Que je me sens bien ainsi étiré sur les coussins du canapé !

J’aime aussi la douce chaleur qui règne ici, dans ma maison. Je ne vois vraiment pas pourquoi j’irais mouiller mes petits chaussons blancs dans l’herbe humide de la prairie quand je peux, tout à mon aise, jouer les pachas sur le sofa.

Personne n’aura le cœur de me déloger, d’ailleurs je sais jouer de la prunelle et prendre mon air le plus ingénu quand je veux m’attribuer la meilleure place qui soit.

 

Là, vous allez me voir dans mon intimité…

Oui, bien sûr, ce lieu est tout à fait privé… mais j’aime y venir quand j’ai besoin de réfléchir ! On y est tranquille. En principe, personne ne me dérange et si, par obligation, quelqu’un venait quand même, je fais le « forcing »… pas question qu’on me déloge quand je suis en méditation !

Vous savez, la méditation, c’est mon truc à moi !

D’abord, c’est lié à mes origines.

Je vais vous raconter :

Il y a bien longtemps existait, dans le Nord-Est de la Birmanie, sur les versants des monts Lugh, le merveilleux temple de Lao-Tsun qui abritait la déesse aux yeux de saphir et à la robe d’or, TSUN KYAN-KSE.

Des moines vivaient là, qui gardaient le temple et adoraient cette divinité, déesse de la réincarnation . C’était les moines Kittahs.

L’un des moines qui s’appelait MUN HA avait un chat aux magnifiques yeux dorés, à la fourrure blanche et aux tâches couleur de terre. Ce chat s’appelait SINH. Les autres moines avaient aussi des chats et ils protégeaient ainsi, en compagnie de leurs fidèles amis, le temple sacré.

Un jour, une horde de brigands, des bandits de la pire espèce, attaquèrent le temple. Le maître de SINH, le vieux MUN HA, priait avec ferveur et fut tué par les pilleurs de temple. SINH, voulant protéger son maître, se coucha sur sa tête en fixant la déesse, à la gloire de laquelle ce moine avait voué sa vie et pour laquelle il était mort. A ce moment, il se passa un étrange phénomène. La fourrure de SINH prit la même teinte dorée que la robe de la déesse et ses yeux devinrent du plus beau bleu qui soit, bleu saphir, tout comme ceux de la divinité. Le bout de ses pattes prit la couleur de la chevelure du vieux sage, d’un blanc immaculé. La transmutation de l'âme du prêtre vers celle de SINH fut ainsi réalisée par la volonté de la déesse. Tous les chats présents dans le temple, en l’espace d’un instant, prirent les mêmes caractéristiques. Les moines, devant ce miracle, prirent les armes et se précipitèrent sur les brigands. Ceux-ci, effrayés, s’enfuirent.

Le temple de la déesse TSUN KYAN-KSE fut sauvé. Les chats furent ainsi dotés de signes qui, à jamais, rappelleraient qu’ils étaient les gardiens du temple qui lui était dédié. Ils devinrent ainsi Sacrés pour toujours, porteurs d’une grande sagesse et gratifiés d’une noblesse naturelle ainsi que d’une intelligence aiguisée.

C’est ainsi, que moi, Bouboule, je descends, en ligne directe, de mon ancêtre SINH. J’ai dans mes gènes cette histoire gravée, ce qui explique ma tendance à la méditation et aussi le désir permanent d’être perché sur un lieu élevé ou sur un « trône » qui me rappelle mes racines.

C’est important les racines, n’est-ce pas, et tant d’entre nous revendiquent leurs origines… Pour moi, pas de problème. Birman je suis, Birman je reste, mais surtout, je suis empreint de la grande noblesse de mes ancêtres Sacrés.

Vous comprenez mieux maintenant qui je suis et d’où je viens… et pourquoi j’en suis si fier. Vous aviez d’ailleurs déjà remarqué ma noblesse naturelle !

 

Là, vous voyez, je suis songeur.

Hé oui, cela m’arrive aussi de penser. A quoi, me direz-vous ?

Ce n’est pas parce que je suis un chat, très beau, certes, que je suis écervelé…

Non, je réfléchis, je suppute, je compare, je cogite, j’évalue, je médite, je songe. C’est même ce qui fait ma force ! Quand d’autres chats vont agir en fonction de leur estomac, de leurs sensations, de leur instinct, moi, je vais chercher la meilleure solution. C’est pour cela que je suis chef. Le chef n’a pas droit à l’erreur. Le chef est le chef en toutes circonstances et il se doit de réfléchir avant d’agir… C’est comme cela qu’on devient chef.

Et puis, j’ai aussi une certaine vivacité d’esprit, c’est-à-dire que je comprends vite, de préférence avant les autres. Mon goût pour l’observation m’a beaucoup servi. Je n’ai l’air de rien, mais j’ai toujours un œil ouvert pour jauger toutes les situations. De cette façon, je suis rarement surpris et je peux anticiper sur la conduite à suivre.

Si vous voulez être chef vous aussi, faites comme moi… observation, patience, réflexion, évaluation, comparaison, action ! Vient alors la satisfaction du devoir accompli…

 

 

Ici, je regarde par la fenêtre depuis mon piédestal habituel, posé là tout exprès par mon papa, afin que j’aie une position confortable pour observer le jardin. C’était l’automne et j’étais un peu nostalgique… les feuilles de la vigne vierge qui rougissent, le soleil qui se fait plus doux et plus bas dans le ciel, les oiseaux qui s’envolent vers des régions plus chaudes, la température extérieure qui baisse et les premières flambées dans la cheminée, tout cela sent l’arrivée du mauvais temps et il y a de quoi avoir un petit coup de déprime… C’est vrai ça ! Moi j’aime bien le temps sec. J’ai horreur de mouiller ma belle fourrure et de me geler les coussinets…

Vous me direz, l’hiver, les chats ont tendance à rester au chaud, à l’intérieur. C’est vrai, mais c’est toujours en regrettant de ne pouvoir courir après les papillons, guetter les sauterelles et les insectes divers qui fourmillent dans l’herbe, surveiller les allées et venues des mulots et autres musaraignes, guetter les oiseaux, tapi dans les arbres feuillus, se rouler dans la poussière rien que pour le plaisir et se secouer ensuite pour faire tomber les brindilles. En été, on fait la sieste sur la terrasse, à l’ombre d’un pot de fleurs odorantes. Tous les parfums de la nature à maturation nous chatouillent les narines… A la mauvaise saison, plus rien de tout cela, plus que des souvenirs qui hantent nos rêves… jusqu’au printemps suivant.

Oh la la, j’ai un petit coup de blues, moi. Il va falloir que je me secoue…

Et si j’allais courser Noiraude ?

Ça, c’est un de mes petits passe-temps favoris… Je la trouve, je la débusque et je la course jusqu’à ce qu’elle se réfugie sous le vaisselier en crachant pour montrer sa désapprobation… ça me fait bien marrer, ça … Et puis, je ne vous l’ai pas dit, mais je suis un peu misogyne… C’est comme ça, je ne peux pas m’en empêcher. Quand je vois une femelle, je la course pour lui montrer qui fait la loi. Je sais, ce n’est pas bien, mais c’est plus fort que moi…

Bon, bon, avec tout ça, moi, j’ai l’impression que vous allez me prendre pour un intellectuel…

Je suis, c’est certain, un chat qui réfléchit et qui a un bon coup de patte, enfin, un bon coup de plume… mais ça ne m’empêche pas d’être un joyeux drille qui a le sens de l’humour, si, si, je vous assure.

J’aime la franche rigolade, mais oui ! enfin, tant que ça concerne les autres…

Je me gondole quand je vois un copain qui court, qui dérape sur le carrelage et s’éclate lamentablement sur le mur ou bien quand Tigrou, par exemple, grimpe sur un arbre, en catimini, pour se rapprocher des oiseaux (il aime bien écouter le chant de ces petites boules de plumes). Il monte donc au plus haut et se casse la figure. Vous verriez la tête qu’il fait ! il est tout marri … ou encore quand Muzo se prélasse au bord de la piscine et qu’à moitié endormi, il se retourne, inconscient de la largeur du rebord…. Ça finit le cul dans l’eau et ça ressort plus vite que si ça avait vu le diable…ben ça, c’est vraiment rigolo ! surtout quand il a le poil tout collé par l’eau et qu’on dirait un « chat nu »… Il a beau se lécher, il n’a pas l’air bien malin !

 

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