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Moi, quand je me rate pour sauter sur le linteau de la cheminée, je reste discret… Je me ramasse, je regarde autour de moi si quelqu’un m’a vu, j’ordonne mon pelage et je repars, mine de rien, la queue bien dressée, comme si aucun événement fâcheux ne m’était jamais arrivé. Même si j’ai un peu mal aux côtelettes, je fais semblant d’être en pleine forme et je prends ma démarche chaloupée caractéristique de mon désintéressement aux choses matérielles d’ici-bas.

Ça sert d’avoir une noble ascendance …

 Parfois il m’arrive d’avoir quelques tensions avec mes congénères. Un frôlement un peu trop marqué, un regard de travers, une préséance non respectée et c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Faut tout de même pas se laisser marcher sur les bottines… d’autant que les miennes sont blanches et nécessitent un entretien tout particulier. Alors, c’est la bagarre. Moi, je suis plutôt avantagé car je n’ai pas la même conformation que mes copains. Je suis râblé, court sur pattes, très poilu et légèrement « teigneux »…non que j’ai attrapé une vilaine maladie, mais j’ai du caractère et il ne faut pas qu’on me titille de trop près. Chacun à sa place et moi au-dessus des autres !

Il y a plusieurs stades dans l’empoignade avec les copains. Cela va de la simple gifle bien appliquée à la bagarre en règle avec pédalage, griffures, morsures et cris appropriés… Là, ça laisse des traces… chez les autres, car moi, je suis protégé par mon poil long et fourni et jusqu’à présent, je n’ai pratiquement jamais eu de marques de griffes sur ma peau.

 

Vous m’avez vu faire ma star ?

Pas mal, n’est-ce pas ! Je n’ai pas pour habitude de montrer mon ventre à tout le monde, mais parfois, j’accepte de faire quelques concessions. Là, mon papa m’avait demandé de prendre la pose. Celle-là m’a semblé être avantageuse… volupté et décontraction…

Je compte mettre mes qualités de comédien à profit et je constitue mon press-book. Il faudra que vous me disiez quelles sont les photos les plus réussies afin que je les soumette à quelques directeurs de casting. Je me verrai bien acteur, moi.

Vous avez vu ce chat hymalaïen à poils longs, un nommé « La Guigne » dans un film avec de Niro ? Vous savez, ce chat qui ne sait même pas appuyer sur le bouton de la chasse d’eau… J’aurai très bien pu tenir le rôle… D’ailleurs, lui, il avait un air « chafouin ». Moi, je crois que j’ai un profil plus sympa...

 

Vous ne m’avez pas vu avec ma casquette ?

Vous savez, moi, les casquettes, ce n’était pas vraiment ma tasse de lait, enfin, je veux dire, ma tasse de thé… quoique le thé… bref ! Et puis, figurez-vous que Papa et Maman avaient invité un couple d’amis qui ont un chien. Vous savez le chien, c’est mon ennemi juré. Je ne sais pas pourquoi … ça doit être inscrit dans mes gènes… quand j’aperçois un chien… sauve qui peut…, je dégage au triple galop. Je suis brave mais pas téméraire quand même. On ne sait jamais et vous verrez que j’ai bien raison.

Donc, ce couple d’amis arrive avec un chien, mais alors un chien… je ne vous dis que cela…bandana, casquette de marque… vous voyez ce que je veux dire : un chien snob, mais snob.

    

Il ne lui manquait que les lunettes de soleil… et encore, je ne suis pas certain qu’il ne les avait pas laissées dans la voiture ! Bon, enfin ! Moi, je le regarde de loin, bien planqué derrière les carreaux. Et puis, je le vois qui s’installe sur une chaise de jardin dehors, en compagnie de mon Papa, ma Maman et ses maîtres. Moi, prudemment, je surveille de loin et au bout d’un moment, comme il ne bouge pas et qu’il reste assis bien sagement, je me dis que je vais pouvoir aller voir tout ça de plus près, car chez moi, la curiosité l’emporte parfois sur la prudence.

Alors, je sors par la chatière, bien loin des regards et je fais le tour de la maison. A pas comptés, je m’avance discrètement pour mieux voir. Il ne se passe rien, donc je m’enhardis et m’approche.

Tout à coup, ce fils de sa mère, m’aperçoit. Il se précipite sur moi comme un forcené… ni une, ni deux, je fonce ventre à terre dans l’allée qui longe la maison. Je sais, moi, qu’au bout, il y a la porte de la cuisine et que dans cette porte, il y a la chatière salvatrice. Il me talonne en aboyant, mais je cours plus vite que lui. Je sens son souffle sur ma queue. Il est temps que je gare mes abattis. Je me précipite en plongeant dans l’ouverture de la petite porte, laissant le toutou abasourdi, se cogner dans la chatière qui s’est refermée avec un bruit sec après mon plongeon. Lui, il a perdu sa casquette dans la course effrénée. Il a l’air tout bête. Moi, je suis un peu essoufflé, j’ai le cœur qui bat, mais je rigole en douce… Je l’ai bien eu, le chien-chien à ses maîtres ! D’ailleurs, ils se sont précipités pour éviter le carnage, mais ils ne connaissent pas Bouboule !

Bouboule, il est bien à l’abri, à l’intérieur de la maison ! Et pour plus de sécurité, je grimpe sur mon perchoir préféré… le vaisselier. Là, au moins, ce chien de pacotille, il ne pourra pas m’attraper.  

Je me calme enfin et là, je me mets, comme d’habitude, à réfléchir.

Cette casquette, que les maîtres du chien ont ramassée dans la poussière et qu’ils ont replacée sur le crâne de leur toutou, moi aussi, je pourrais avoir la même.

Ma Maman, elle a bien compris ! Alors, elle va prendre mes mesures, faire un patron de casquette avec visière, me l’essayer, puis en réaliser une en toile beige, assortie à mon poil.

Je ne vous dis pas que je la porterais tous les jours, non. Mais quand ce chien reviendra chez moi, je pourrai lui montrer que moi aussi, j’en ai une… et pas une « Lacoste » ou une « Nike », non, une vraie de vraie, conçue sur mesure par ma styliste de Maman !

Qu’est-ce que vous dites de cela ?

 

Vous avez vu mon copain Muzo ?

Il croit qu’on ne le voit pas, bien caché derrière le bouquet de lilas. Mais moi, je l’ai repéré. D’ailleurs, je vois toujours tout.

Il est beau quand même, mon copain… Il a un regard très doux. Je trouve surtout qu’il est très gentil. Il se laisse un peu faire et ne se bat presque jamais. Il préfère se défiler quand il y a une bagarre. Il a une nature placide comme je l’ai déjà dit.

Moi, j’aime bien les escarmouches, les petites empoignades, les roulades, les chicanes, les frictions, les prises de judo, pas méchantes, juste pour le sport… Je saute sur le dos des copains et hop ! une petite roulade, un pédalage bien placé et je me sauve en rigolant… comme ça, rien que pour le plaisir… Faut bien se détendre  un peu ! Ça ne leur plaît pas toujours aux copains… et puis, je ne me frotte pas à Zorro… Lui, il n’aime pas qu’on l’embête. Il aurait vite fait de me mettre une baffe ou pire, une déculottée !

L’autre jour, Tigrou et moi, au petit matin, on s’est affronté dehors. Là, ça ne rigolait plus ! Il y a eu des dommages collatéraux… La terrasse était couverte de touffes de poils ! Le Tigrou, il a pris une raclée. Je n’étais pas trop fier non plus, parce qu’il a le coup de patte un peu lourd, le rouquin ! Il a fallu que ma Maman vienne nous séparer. Parfois, comme ça, on oublie qu’on est frères de lait et c’est la castagne. On se défie du regard et sans baisser les yeux, on joue la provocation. Ça finit par des miaulements et des feulements incitateurs… les poils se hérissent sur le dos… Moi, j’ai un truc, une parade bien personnelle, un comportement qui me vient de mes ancêtres. Mon Papa dit que je fais le « Samouraï »…. Bon, il se trompe un peu de pays, mais je ne sais pas si après tout, je n’ai pas des ascendances japonaises !

Alors, je vous explique…pour faire le méchant, je gonfle mon front, le haut de mon crâne se met en pointe et je plisse les yeux à l’asiatique… Vous voyez le tableau… Hé bien, rien que cela, ça intimide drôlement l’adversaire… Je me déplace alors avec un mouvement lent et tournant, et là, le gars d’en face, il a tellement peur qu’il préfère détaler…

Voilà comment Bouboule met les contradicteurs en déroute…

 

 

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