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Bouboule et ses amis

Je m'appelle Bouboule.

Je suis un chat sacré de Birmanie. Mais j'ai une particularité qui fait de moi un chat à part. J'ai le dessin du Yin et du Yang au bout du nez. Cela s'appelle une goutte de lait, ce qui fait que les puristes ne me considèrent pas comme étant de "pure race", mais cela m'indiffère car je suis un chat très original et très beau. J'ai de superbes yeux bleus en amande, une fourrure magnifique, des "petites bottes" blanches, des "chaussettes" marrons et un "pantalon de golf" beige, ainsi qu'une très longue paire de moustaches. De plus, j"ai la prestance qui va avec mes origines, une élégance naturelle et je ne vous parle pas de mon intelligence car ce serait manquer de modestie ! Pour tout vous dire, je ne suis guère modeste, je serais plutôt fier de mon anatomie et j'aime parader, ma queue fournie toute dressée, pour montrer combien je suis conscient de ma beauté naturelle.

Je suis d'une très grande sensibilité, je me vexe parfois et j'aime garder mes distances. Mais je peux être très câlin et j'apprécie particulièrement qu'on me gratte le ventre. Dans ces cas-là, je perds toute dignité et je me laisse aller au plaisir, sur le dos, toutes pattes en l'air.

J'aime régner sur ma petite cour composée des autres chats de la famille dont je suis devenu le chef. Ils sont cinq à subir parfois ma tyrannie.

Je vais maintenant vous conter mon histoire.

Je suis né dans une famille anglaise habitant dans le Sud-ouest de la France, en Dordogne. J'avais une maman qui m'apprenait à chasser les souris et une sœur qui, elle, était une "pure race". Lorsque j'eus environ quatre mois, ma famille décida de nous vendre. Elle  nous prit donc en photo et exposa celle-ci dans un supermarché local.

Un jour, on me mit dans un panier en compagnie de ma soeur et nous partîmes en voiture. Un rendez-vous avait été fixé sur un parking. Un monsieur aux cheveux blancs nous attendait. Il nous regarda un moment et me prit dans ses bras. Il me semblait sympathique et j'avais des velléités d'indépendance. Je me précipitai dans ses bras en ronronnant de toutes mes forces, performance que je ne devais pratiquement jamais renouveler avec autant de puissance. L'homme sourit et décida de me garder, vu mes démonstrations de tendresse. Il régla le prix demandé et après quelques kilomètres en voiture, j'arrivai dans une demeure inconnue. On me plaça sur un lit et en attendant la suite des événements, je me gardai bien de bouger pour faire bonne figure. Après un certain laps de temps arriva celle qui devait devenir ma maman.

 Ainsi donc, j'avais désormais un papa et une maman.

Le commentaire que fit mon papa dès que ma maman me découvrit immobile sur le lit fut :

- Voilà. Il est beau n'est-ce pas ! Mais ça doit être un « chat-potiche ». On le pose et il ne bouge plus!

Je continuai à garder l'attitude d'une potiche le temps de voir ce qui allait se passer et de prendre mes marques. Ma maman me prit tout contre elle. Elle avait des cheveux longs, ce qui me rappelait mon ancienne maman. Je me blottis contre elle et ne bougeai plus. Après de nombreux baisers très agréables et de multiples caresses accompagnées de mots doux, je m'endormis. Ce qui me réveilla fut mon estomac. Ces émotions m'avaient creusé... Je quittai donc le lit où l'on m'avait déposé et partis à la découverte. J'avisai tout de suite la cuisine grâce aux effluves agréables de nourriture qui s'en échappaient et je repérai le coin-cuisine-repas des chats. Il y avait là une fontaine à eau, un distributeur de croquettes plein à ras bord et une assiette dont l'odeur m'allécha. Je me précipitai donc dessus et sans faire de manières, commençai à dévorer le contenu. Je mangeai ainsi jusqu'à ce que mon ventre traînât au sol... Ma maman qui m'observait dit :

- Qu'est-ce qu'il mange ! il est tout petit et mange plus que les autres. C'est une  vraie petite boule maintenant. Viens donc me voir mon petit Bouboule.

Voilà ! J'avais hérité d'un surnom qui devint très vite et définitivement mon nom... moi qui venais d'une lignée de princes, je m'appelai Bouboule alors que mes congénères portaient des noms composés tels "Duchesse du royaume du Siam",  "Marouchka de la Tour du Pin" ou encore "Edgar du Temple des Dieux". Bref, j'étais Bouboule et dans l'instant, certes, le nom était bien choisi, car je dérapais sur le carrelage de la cuisine et roulais telle une boule de pétanque pour atterrir entre les hautes pattes d'un chat roux que je ne connaissais pas encore, qui d'un revers, me plaqua au sol, me toisant de ses yeux jaunes et me faisant passer le message suivant :

                  

- Toi, le nouveau, tu gardes tes distances. C'est moi le chef ici et tu as intérêt à filer droit.

Je restai médusé et battis en retraite d'autant que se profilaient dans l'entrebâillement de la porte, deux chats absolument identiques. Pas possible ! Je voyais double ! Ces excès de table m'avaient troublé l'esprit.

J'entendis ma maman dire :

- Allez les frères Coyote, le repas est servi.

Je venais de faire connaissance des jumeaux : "Zorro" et "Muzo", surnommés aussi "les frères Coyote" pour leur complicité de jumeaux, et du "chef" : "Tigrou" ainsi nommé pour sa ressemblance avec les tigres du Bengale ou d'ailleurs. En regardant de plus près, je vis que Zorro avait le masque du héros du même nom et que Muzo se distinguait par une tâche blanche sur le nez, lui faisant un "museau" mutin.

Il me restait à découvrir celle qui deviendrait mon souffre-douleur "Noiraude" ainsi appelée, vous devinez pourquoi... C'était une superbe chatte aux yeux verts, d'un noir de jais, qui avait mis au monde, outre les frères Coyote, son double : Timinou aussi appelé "Noiraud" pour la même raison qui faisait que Noiraude s'appelait ainsi. Lui par contre, avait les yeux jaunes de son père que l'on soupçonnait fort être Tigrou (Drôle d'affaire de famille, Tigrou étant le frère de Noiraude... mais chez les chats, on ne s'attarde pas à ces considérations).

Dans un premier temps, il fallait apprendre les préséances, ne vexer personne, se faire accepter et l'on verrait ensuite la stratégie à adopter. Je reculai prudemment pour observer tous ces fauves qui me semblaient immenses. Ce n'était pas le moment de prendre des risques.  

 

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